A LOG OF SOME TIME WITH SOME PEOPLE SOMEPLACE IN NEW GUINEA / Lawrence Wiener. 1989
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A LOG OF SOME TIME WITH SOME PEOPLE SOMEPLACE IN NEW GUINEA. 1989
WHAT IF ONE WANTED TO MAKE SOMETHING
JUST FOR NOW? TODAY IS TODAY EVERYWHERE.
…………………………………………………………………………
WHAT WOULD IT LOOK LIKE?
…………………………………………………………………………
TAKE A STONE
TAKE A WOOD
&
MAKE IT LOOK LIKE ANOTHER STONE
&
MAKE IT LOOK LIKE ANOTHER WOOD
…………………………………………………………………………
AT LEAST DIFFERENT.
IT IS A SECRET.
TO TRY AND TO DECIPHER IT
MAY NOT BE THE POINT
…………………………………………………………………………
MANY CULTURES SEEM TO MAKE
KNOWN TO THE OUTSIDE WORLD
THAT A MEANING EXISTS THAT
THE OUTSIDE IS NOT PRIVY TO.
…………………………………………………………………………
yumi happy?
why not baby.
happy noon
morning true
good night
perhaps all art is cargo culting
…………………………………………………………………………
THE MAKING OF A WORK IS THE MAKING
OF A WORK NOT AS CREATOR BUT AS
BESEECHER
IT IS LESS THE IDEA OF AN OFFERING
BUT A PASSIONATE ATTEMPT TO SHOW
ENOUGH OF A FORM TO ATTRACT
…………………………………………………………………………
* * * Continue reading ‘A LOG OF SOME TIME WITH SOME PEOPLE SOMEPLACE IN NEW GUINEA / Lawrence Wiener. 1989′
…UN AUTRE MOIS… (n°126-127) / Éric Suchère. 2008
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…UN AUTRE MOIS : n°126-127. 2008
N°126 (mars 2008)
Action man
Se réveille au-dessus de, une vue sur un sommet, un mont, un temps, un atterrissage avec violence. Marche comme si de rien, marche sur le pont, au-dessus de : le fleuve, les autoroutes, la sueur, une zone où la manche se fait en skate. Ne fonctionne pas, un homme n’arrête pas de, parle, rentre, est un soupir pour un service, retourne pour repartir, un pont à traverser, une zone partout à taille humaine. Est une fête, un festival, une demande de confirmation, une gêne pour l’écoute, une femme dans ses mouvements, de la nourriture surgelée dans un sac de ville, un père qui s’amuse à, n’arrête pas de, n’écoute, gêne, nécessite le déplacement. Un couple s’embrasse langoureusement, veut une danse devant, pense une trisomie rythmique, un essai avec les mains et des larmes dans les yeux, pense à, s’exécute aussitôt. Frissonne devant une danse, tout un monde se retourne pour, encore une fois pour, un vol d’oiseaux, un pont, trois clochards, un vol d’oiseaux, une zone de où des hangars à basse lumière, ne pose problème, s’achève au bruit d’une guitare électrique sans amplificateur. Marche jusqu’à, établis un étonnement devant un geste somme toute banal, des sanglots étouffés dans une laverie, des affaires pliées, une chaleur, un film avec, un anniversaire mortuaire, une femme en vert et son épaule, un rien à faire en pas grand-chose, une indication pour d’autres, un autre qui passe du temps à, un geste que n’aime, repars pour, comprends ce que demande, explique une inutilité, repars. Un homme parle à tous, n’est quasiment pas de ou des arrangements impossibles, pose un appel pas entendu, encore une fois ignore, décide de, de ce jeu sur la passerelle, dehors est une gêne. Un rendez-vous, n’y arrive à l’intérieur, passe rapide, essaie l’ombre, arrête, raconte une histoire à propos de, une demande de, choque et laisse songeur, se perd un peu dans le monde, le bruit et pas grand-chose, les gens qui se tiennent au loin, empêchent l’approche, explique l’étymologie des noms, une confusion pour une cuillère, arrête.
N°127 (avril 2008)
Puis
Les échafaudages, constructions artificielles en hauteur vers : une petite fille obèse fait du bruit, l’intéressante, tente de paraître intelligente, disparaît puis : regarde une femme, va pour traverser, de l’autre côté de la route puis : demande à un homme dans un camion vers : les enseignes en partie effacées, peinture qui s’écaille vers : homme sur un banc fait des exercices pour assouplir son pied puis : deux femmes demandent si puis : un homme quémande vers : les murs lépreux, anciennes publicités murales vers : un jeune homme porte un gros paquet, qu’aborde un clochard – sa gêne – puis : deux femmes s’asseyent sur le même banc puis : demande chemin à des hommes assis à une terrasse vers : les usines, les ponts, autres constructions industrielles vers : une femme prend des poses sur un banc puis : une femme à la peau très blanche est assise sur un banc puis : une femme d’une cinquantaine d’année assez élégante fait la manche le long de vers : les nuages en traîne au dessus de la ville, autres effets de, vers : des jeunes gens passent en voiture, hurlent quelque chose, regardant, rient puis : passe sur un pont, où un homme passe, un homme à bicyclette passe, etc. puis : regarde des jeunes gens mangeant à côté de leur voiture vers : les effets d’emboîtement, jeux de cubes des bâtiments vers : une grosse fille aux pieds nus, vêtements très sales puis : un homme arrose sa pelouse puis : des flics discutent avec deux personnes vers : les planches de bois disjointes, matériaux de construction à l’abandon, les grues, terrains vagues vers : regarde tous les gestes d’une serveuse qui confectionne un sandwich puis : une serveuse qu’un clochard opportune, voit que regarde ses seins puis : un homme pressé, stressé avec son gamin se précipite aux toilettes vers : l’obscurité, reflets mouillés sur façades vers : deux hommes sur une terrasse buvant des bières puis : regarde un employé des chemins de fer décharger des bagages puis : des gens attendent, se précipitent vers un bus vers : panoramas étendus, l’éblouissement, éclats sur l’eau grise vers : les gens se précipitent sur, gênent puis : deux jeunes femmes qui s’aperçoivent que puis : suis pris d’un tremblement irrépressible de la main droite, ne peux tracer les lettres, essaie encore une fois.
* * * Continue reading ‘…UN AUTRE MOIS… (n°126-127) / Éric Suchère. 2008′
[immagine di Gabriele Di Benedetto aka Burney Akab Aion]
we are the people / sam durant. 2003
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(Project Row House, Houston, Installation view; Blum & Poe Gallery, Los Angeles.)
Vincent Tholomé
THE VINCENT THOLOMÉ’S EXPERIMENTS : UNE STATION SERVICE. 2006
La station service est. Essentiellement. En plastique et en métal. Bien que le caoutchouc. Ou quelque matière apparentée. Soit absolument nécessaire.
Et. La station service est. En effet. Essentiellement. Essentiellement. En plastique et en métal. Bien que le caoutchouc. Ou quelque matière apparentée. Ou quelque matière apparentée. Soit. Enfin. Je crois. Absolument nécessaire. De sorte que la station service où. Ce 29 octobre. Ça se passe le 29 octobre. Vincent tholomé fait. Le 29 octobre. Un petit arrêt à la station service. De sorte que. Des tôles et des plastiques colorés. Tiennent à distance des pompes à essence de la station service un ciel chargé mais par instants éclatant d’or. De sorte que. Dit vincent tholomé. Un toit en tôles et en plastiques colorés tient à distance les engins. Quelquefois japonais et durs. Notamment japonais et durs. Et pour tout dire essentiellement japonais et durs. Dit vincent tholomé. D’un ciel chargé. Certes. Mais toutefois aussi éclairé d’or. Dit vincent tholomé. De sorte que. Alors que rien. Rien rien. Vraiment. Ne laissait croire à vincent tholomé. Qu’en arrêtant ici leur engin dur et japonais. Nathalie toledo. Sa. Pour ainsi dire. Femme. Ils vivent ensemble depuis 10 ans. Ils comptent peut-être un jour se marier. Ils comptent. Peut-être. S’ils se marient. Éviter l’une ou l’autre taxe exorbitante. De sorte qu’on ne se marie pas. 29 octobre. Par amour. Mais par intérêt malgré l’amour. De sorte qu’on se marie. 29 octobre. Malgré l’amour. Pensent-ils. Pensent vincent tholomé et nathalie toledo. Alors qu’ils claquent. 29 octobre. Les portières de leur véhicule. Un machin japonais et dur dur dur. De sorte que. Alors qu’ils sortent de leur engin. Disons. D’humeur joyeuse. Disons d’humeur joyeuse. Ils viennent de parler de mariage. Ils viennent de se demander en mariage. Car. 29 octobre. Dans le véhicule de nathalie toledo. Dans un machin japonais et dur. Il faut le dire. Il faut le dire. Nathalie toledo et vincent tholomé viennent de se demander en mariage malgré l’amour.
Car. 29 octobre. Dans un machin japonais et dur. Nathalie toledo et vincent tholomé viennent de se demander en mariage malgré l’amour.
De sorte que. Ils sortent du véhicule malgré un ciel chargé. Ils rangent le véhicule correctement et à proximité de la pompe 2. De sorte que rien ne peut maintenant arriver à nathalie toledo ou à vincent tholomé. Et rien n’arrive. En effet. À la station service à nathalie toledo ou à vincent tholomé. Rien n’arrive d’abord à nathalie toledo ou à vincent tholomé. Puis. Alors qu’il n’y avait aucune raison que. Quelque chose arrive à la station service à nathalie toledo ou à vincent tholomé. Quelque chose. De grave peut-être. De grave peut-être. Dit vincent tholomé. Pense plus tard vincent tholomé. Arrive à la station service à nathalie toledo et à vincent tholomé. Il se passe que nathalie toledo dit tiens à vincent tholomé en lui tendant la carte bancaire. Il se fait que nathalie toledo tient. Dans une poche de son sac. La carte bancaire. De sorte qu’elle sort maintenant du véhicule côté pompe. De sorte que vincent tholomé sort. Quant à lui. Maintenant du véhicule côté machine à sous. Oui mais voilà. Ce n’est pas le tout d’avoir une carte bancaire. Il faut aussi son code.
Oui mais voilà. Ce n’est pas le tout d’avoir une carte bancaire. Il faut aussi son code.
Oui mais voilà. Ce n’est pas le tout d’avoir une carte bancaire. Il faut aussi son code. Se dit vincent tholomé. Se dit-il. En marche vers la machine à sous. Une de ces machines où l’on introduit une carte bancaire puis son code. Puis le numéro de la pompe. Ici 2. Pompe 2. Pompe numéro 2. De sorte que. Alors que tout était en route pour passer ici comme on passe ailleurs. Comme. En général. On passe ailleurs. Négligemment. Par exemple. Dans un bureau de poste. On entre dans un bureau de poste puis on en sort. On passe ainsi à la poste. Généralement. Il n’y a rien à en dire. Généralement. On se rend. Par exemple après. On se rend à la boucherie. On entre et on sort de la boucherie et il n’y a rien à en dire. De sorte que. Alors que tout était en place à la station service pour qu’on entre dans la station service puis qu’on en sorte et il n’y aurait rien à en dire. Le fait est que. Vincent tholomé. Une fois de plus. Une fois de plus. Ne se souvient pas du code de sa carte bancaire. Et. Alors que vincent tholomé était en marche vers la machine à sous. Simple opération bancaire. Que n’importe qui. En tout cas la plupart d’entre nous. En tout cas 90% d’entre nous. Il est démontré que 90% d’entre nous s’en sort machinalement avec une machine à sous. Vincent tholomé fait. Une fois de plus. Brusquement demi-tour à une station service. Vincent tholomé fait. Une fois de plus. Brusquement demi-tour à une station service.
De sorte que nathalie toledo devient comme folle.
De sorte que nathalie toledo. La. Presque. Femme de vincent tholomé. Ils cohabitent depuis 10 ans. Ils viennent de se demander. Il n’y a pas 10 minutes. En mariage. Malgré l’amour. Malgré l’amour. C’est tout dire. C’est tout dire. De sorte que nathalie toledo devient comme folle. Et. Alors que vincent tholomé n’a pas le temps de contourner le véhicule japonais et dur de nathalie toledo. N’a pas le temps de rejoindre nathalie toledo à proximité de la pompe numéro 2. Nathalie toledo. En personne. En personne. Contourne elle-même le véhicule japonais et dur. De sorte que. Maintenant. Vincent tholomé est à la pompe numéro 2. Et nathalie toledo à la machine à sous. De sorte qu’après la station service. Mettons 10 minutes après la station service. On ne s’est toujours rien dit. On est en route vers ailleurs et on le fait sans rien se dire. Dit vincent tholomé. Pense vincent tholomé. Ravagé. Littéralement. Littéralement. À l’intérieur. Par. Oui. Toute l’affaire. Toute la scène de la station service. De sorte qu’il loupe en plus les beaux panneaux publicitaires colorés du long de la route. De sorte qu’il loupe les 47 vaches folles dans les prés sur sa droite. Incapable qu’il est. Vincent tholomé. De sortir aujourd’hui. 29 octobre. 10 minutes après la station service. De la station service. Tant. Dit ensuite vincent tholomé. Nous avons. Tout de même. Tout de même. Vécu. À la station service. Une situation critique. Il faut le dire. Il ne faut. Il ne faut pas. Il ne faut pas avoir peur des mots. Dit ensuite. Plus tard. Dans la nature. Nathalie toledo.
Il ne faut pas avoir peur des mots. Dit ensuite. Plus tard. Dans une forêt de sapins douglas. Nathalie toledo.
Continue reading ‘UNE STATION SERVICE / Vincent Tholomé. 2006′
A Heap of Language / Robert Smithson. 1966
0 Comments Published by marco June 11th, 2009 in art, op. cit.IO MENTO: UN MANIFESTO
io mento lo spazio tra significante e significato mento sulla verità come inganno mento sulle mie insicurezze mento quando non sogno mento sulla cultura della crisi mento sulle mie contraddizioni mento alla resa dei conti mento tra il soggetto e l’oggetto della ricerca mento al settarismo ideologico mento sulle mie didascalie mento nei saluti cari mento sui muri graffiti mento sull’idea di destino mento sulla mia pelle mento sui miei limiti mento al pittorico mento al concettuale mento alla bellezza della imperfezione mento su questa stagione dell’arroganza mento al niente mento nell’essere o non essere mento sulla mia retorica mento nel fare sesso mento sul fine che giustifica i mezzi mento se non mento mento sulla moda accademica mento sui battiti del mio cuore mento sapendo di mentire mento ridendo mento sul plebiscito della menzogna mento nelle mie paure mento sull’infinito mento a ciò che non siamo mento da lontano e da vicino mento sull’effimero mento al mio imbarazzo mento sul mio istinto mento alla voglia di vivere mento all’essere democratico mento all’altra metà del cuore mento sulla mia passione mento al riflesso delle mie segrete fantasie mento all’immagine fotografica mento sul mio vive mento in bianco e nero mento sul mio bene mento a destra e a sinistra mento sui miei interessi mento sulle mie disillusioni mento con amore mento sui miei ricordi mento sulle mie verità mento sulle mie preoccupazioni mento sulla realtà virtuale mento sulla libertà dell’individuo mento sulla consapevolezza che il nostro paese si distingua da ogni altro per il suo immenso patrimonio culturale mento specchiandomi negli occhi degli altri mento sulle tue labbra mento sul sì mento sulla democrazia mento alla rappresentazione del caos mento su italia nostra mento all’attenzione del critico mento sul mio pudore mento al sonno mento sul rispecchiamento passivo della realtà mento sui miei passi mento nell’asserire che non mento mai mento nel chiedere scusa mento agli interessi culturali mento in modo assoluto mento al nostro degrado mento al mio disagio emotivo mento al silenzio d’amore mento sulla retorica come arte di convincere mento su tutto ciò che è stato scritto mento alla mia curiosità mento ricordando la divina commedia mento sull’artificio narrativo mento in fotografia mento sulla razionalità della verifica mento sullo scetticismo contemporaneo mento al futuro delle immagini mento sulle virgole mento sull’ultimo punto mento a colori mento sul mio bianco mento al rosso e al giallo mento sulle mie responsabilità mento sulle mie ferite mento con perseveranza mento sulle scelte mento a chi mi capisce mento in ombra mento alle mie promesse mento sul tempo infame mento sul bene e sul male mento sul passato e sul presente mento da morire mento alla felicità mento sull’immagine assente mento al mio senso di giustizia mento al senso dell’assenza mento sull’ironia mento alle strategie mento alla varietà delle maniere mento al mio complesso di inferiorità mento sul pane quotidiano mento ai miei ricordi mento sulla mia sincerità mento al mistero del pensiero mento alla mia insoddisfazione mento ai miei amici mento all’influenza della civiltà mento alla paura di esistere mento a tutto ciò che è naturale mento alla mia amarezza mento alla cultura e alla grandezza degli antichi mento al mio desiderio di possesso mento ai miei segreti mento all’immortalità dell’anima mento sulla bellezza dell’universo mento al vuoto mento alla luce mento alle mie abitudini mento sulla immagine dei deportati mento sulla vita è bella mento sulla foto di famiglia mento le mie confessioni mento sulla mia solitudine mento su vogliamo la pace mento ai disperati mento ai gridi di guerra mento sul senso dell’estetica mento all’utopia mento sul mio rigore mento sul mio sconcerto mento su non ce la faccio più mento insieme agli altri mento a pierre restany mento sul salviamo il salvabile mento al non capisco mento alle prime rondini di primavera mento quando dico ti amo mento nel dire mai mento nel dire sempre mento sull’inutile mento allacciandomi la cintura di sicurezza mento sulla dolcezza femminile mento sulla rappresentazione mento a quest’ora
william xerra
milano 8 maggio 2002
-_-_-
I LIE: A MANIFESTO
I lie about the space between signifier and meaning I lie about truth as deception I lie about my insecurities I lie when I don’t dream I lie about the culture of crisis I lie about my contradictions I lie about the day of reckoning I lie between the subject and the object of research I lie about my captions I lie to ideological sectarianism I lie in affectionate greetings I lie on graffitied walls I lie about the idea of destiny I lie it’s my hide I lie about my limits I lie to the pictorial I lie to the conceptual I lie to the beauty of imperfection I lie about this era of arrogance I lie to the void I lie in being or not being I lie about my rhetoric I lie when I have sex I lie about the end that justifies the means I lie if I don’t lie I lie about academic fashion I lie about my heartbeats I lie knowing I am lying I lie laughing I lie about the unanimity of falsehood I lie in my fears I lie about the infinite I lie to what we are not I lie from far and near I lie about the ephemeral I lie to my embarrassment I lie about my instinct I lie to the desire to live I lie to being democratic I lie to the other half of the heart I lie about my passion I lie to the reflection of my secret fantasies I lie to the photographic image I lie about my stet I lie in black and white I lie about my own good I lie left and right I lie about my interests I lie about my disappointments I lie with love I lie about my memories I lie about my truths I lie about my worries I lie about virtual reality I lie about freedom of the individual I lie about awareness of the fact that our country stands out from all others for its immense cultural heritage I lie watching my reflection in the eyes of others I lie about your lips I lie about yes I lie about democracy I lie to the representation of chaos I lie about our italy I lie to the attention of the critic I lie about my modesty I lie to slumber I lie to the passive reflection of reality I lie in the assertion that I never lie I lie about my steps I lie when I say I’m sorry I lie to cultural interests I lie absolutely I lie to our decadence I lie to my emotional discomfort I lie to the silence of love I lie about rhetoric as the art of convincing I lie about everything that has been written I lie to my curiosity I lie remembering the divine comedy I lie about narrative artifice I lie in photography I lie about the rationality of verification I lie about contemporary skepticism I lie to the future of images I lie about commas I lie about the last period I lie in color I lie about my white I lie to red and yellow I lie about my responsibilities I lie about my wounds I lie with perseverance I lie about choices I lie to those who understand me I lie in the shade I lie to my promises I lie about treacherous time I lie about good and evil I lie about the past and present I lie dreadfully I lie to happiness I lie about the absent image I lie about irony I lie to strategies I lie to variety of manners I lie to my inferiority complex I lie about daily bread I lie to my memories I lie about my sincerity I lie to the mystery of thought I lie to my discontent I lie to my friends I lie to the influence of civilization I lie to the fear of existing I lie to all that is natural I lie to my bitterness I lie to culture and the grandeur of the ancients I lie to my desire to possess I lie to my secrets I lie to the immortality of the soul I lie about the beauty of the universe I lie to the emptiness I lie to the light I lie to my habits I lie about the images of those deported I lie about life is beautiful I lie about the family portrait I lie my confessions I lie about my solitude I lie about we want peace I lie to the desperate ones I lie to the shouts of war I lie to the sense of aesthetics I lie to utopia I lie about my rigor I lie about my bewilderment I lie about let’s save what can be saved I lie about I can’t take it anymore I lie together with others I lie to pierre restany I lie to what I don’t understand I lie to the first spring swallows I lie when I say I love you I lie when I say never I lie when I say always I lie about the useless I lie buckling my seatbelt I lie about the gentleness of women I lie about representation I lie at this time of day
william xerra
milan May 8, 2002
RESPONSE TO THREE STATEMENTS BY DAVID LAMELAS / Lawrence Wiener. 1970
0 Comments Published by zaffam May 28th, 2009 in testoLawrence Wiener
RESPONSE TO THREE STATEMENTS BY DAVID LAMELAS. 1970
IF
1. The artist may construct the piece
2. The piece may be fabricated
3. The piece need not to be built
Each being equal and consistent with the intent of the artist
the decision as to condition rests with the receiver
upon the occasion of receivership
THEN
1. Language may construct the piece
2. Language may constitute the piece
As all forms of language are consistent with the intent of the artist
the decision as to condition rests with the receiver
upon the occasion of receivership
* * *
Continue reading ‘RESPONSE TO THREE STATEMENTS BY DAVID LAMELAS / Lawrence Wiener. 1970′
DEL VICINATO E DELLA FORMA / Claude Royet-Journoud. 2007
0 Comments Published by zaffam May 24th, 2009 in testoClaude Royet-Journoud
extrait de THÉORIE DES PRÉPOSITIONS. 2007
du voisinage et de
1. j’étais entré dans l’image mutilé
2. on écarte ce que la main recouvre
3. servitude de passage
4. voisement
5. comme s’il sortait de son corps
6. du point surgit la meute
dans le pli et le carré du monde
lèvre perdue
« cet enfant est mon père »
7. feu dont les périodes de lumière, dites éclats, sont nettement
plus courtes que les périodes d’obscurités, dites éclipses
8. tassement de l’intelligible
on ouvre ce mot dans le sommeil
en premier lieu, sa couleur adjective et inerte
9. elle épargne le trait, lui donne une ossature
c’est un mot qui enferme la voix
il vise le dos
10. le corps se lit de gauche à droite
sur le carton, la langue vacille
ça vient du dehors
des genoux ployés et, ici, de la fatigue
11. dans l’enchaînement implicite des gestes, de l’histoire
le désir ne s’arrête pas à sa bouche
il avance dans une autre chair
un cœur de céramique déplace le motif
12. trois choses latérales
quelques visages observés en guise de conversation
l’intonation d’un corps cherche sa rive
13. cette part incohérente en détermine l’enjeu
le nom comme distance
chaque élément fait partie de la peur
14. voix suspendue dans l’enfance
« à demain ! »
l’incompréhension tient l’espace vif
« image au miroir »
15. tempe, poignet, hanche, cheville
16. à l’abri des déplacements, elle s’abandonne
il s’agit d’une dépossession
d’une insistance à retirer ce terme des autres bouches
17. je t’ai regardée grandir au bord de la vitre
18. avant de prendre son élan
une forme s’accomplit
19. de carré en carré
un peu de sens subsistant au fond de la paume
20. le nombre de la surface
21. ils donnent l’architecture de l’ensemble
22. descendre une figure
23. une parcelle de cœur ou de cerveau se détache
24. le père est à la fin de l’image
il épouse un mannequin de cire et se jette par la fenêtre
Continue reading ‘DEL VICINATO E DELLA FORMA / Claude Royet-Journoud. 2007′
LIBER AL VEL LEGIS. Capitolo I / Aleister Crowley. 1904
0 Comments Published by bgmole May 21st, 2009 in installazione, op. cit., testo1. Had! The manifestation of Nuit.
2. The unveiling of the company of heaven.
3. Every man and every woman is a star.
4. Every number is infinite; there is no difference.
5. Help me, o warrior lord of Thebes, in my unveiling before the Children of men!
6. Be thou Hadit, my secret centre, my heart & my tongue!
7. Behold! it is revealed by Aiwass the minister of Hoor-paar-kraat.
8. The Khabs is in the Khu, not the Khu in the Khabs.
9. Worship then the Khabs, and behold my light shed over you!
10. Let my servants be few & secret: they shall rule the many & the known.
11. These are fools that men adore; both their Gods & their men are fools.
12. Come forth, o children, under the stars, & take your fill of love!
13. I am above you and in you. My ecstasy is in yours. My joy is to see your joy.
Continue reading ‘LIBER AL VEL LEGIS. Capitolo I / Aleister Crowley. 1904′
EIGHT WORKS FROM WWW.SITTES.NET / Claude Closky. 1999-2006
0 Comments Published by alessandro May 17th, 2009 in in english, installazione, art, op. cit., testo—
(Image: Claude Closky, Untitled (NASDAQ), 2004, wallpaper, silkscreen print.)
18 polaroids from tinyvices.com / dash snow
0 Comments Published by alessandro May 14th, 2009 in artSyd Barrett
WORD SONG. 1969
stained
glaucous
glycerine
gold
goat
clover
gold
local stocks
type
food
wild
national
lake
flag
valve
gyroscope
sect
heat
helium
lead
bare
state
invention
medieval
refraction
faction
ultra-action
hunter
interest
bullet
market
loads
liquids
neon
heater
jaws
jungle
mains
signal
knives
kitchen
ingot
lovely
mirror
mold
mycenaean
moat
poppy
rubber
radar Continue reading ‘WORD SONG / Syd Barrett. 1969′
da EUROPEISKA MIDJEMÅTT / Ida Börjel. 2001. III
0 Comments Published by bgmole May 7th, 2009 in testoEn historia som passerar
Alla mina systrar min moder och mina mödrars mödrar har korta kjolar på sig och en mycket liten behå av spets. I Frankrike är allting lukt och språk. Vi uttrycker oss inte nämnvärt med ord som innehåller något k. Svenska och tyska människor uttalar ideligen ord med k. De är trista tråkiga lydiga hämmade människor som inte har någon intressant lukt omkring sig. Vi befattar oss inte heller i någon utsträckning med h. De brittiska fortsätter uttala, och de danska. De tyska börjar tala med avsikten att ha det sagt. Franska människor talar med starkt linjerade fascinerande munnar i rörelse. Den franska talarens läppar spinner en tråd till munnen mittemot och drar den till sig som kattens unge. Vi uppfann kyssen och gjorde någonting mer av konversationen. Jean-Jacques kommer till kaféet efter lektionen. Vi dröjer för att tala och sedan. Vi talar för att fortsätta munnarnas rörelse. Den fi nska människan talar för att återgå till tystnaden. De österrikiska för att inte göra några fel. De svenska talar för att hålla med. De brittiska skriver för att ge ledtrådar till en gåta. Luxemburgska människor skriver helst inte. Allt fi nns där i nyanserna av ansiktet mittemot; en tunt dragen skiljelinje mellan händelse och stiltje. Jean-Pierre kommer förbi. Franska människor upphör aldrig. Franska människor vågar ta sig själva på allvar, Jean-Jacques sveper inte över rummet med ett fl in. Jean-Pierre lägger ut sina ord i en båge, jag tar några steg där och lämnar bisatserna hängande jag lämnar verbformerna hängande och skiljetecknen i gommen över kyssen
***
A story that passes
All of my sisters my mother and the mothers of my mothers wear short skirts and tiny lace bras. In France everything is smell and language. We do not express ourselves much with words that contain a k. Swedes and Germans incessantly utter words containing k. They are dull boring obeying repressed people with no interesting smell about them. We don’t really concern ourselves with h either. The British keep on pronouncing, and the Danes. The Germans start talking with the intention of getting it said. French people speak with strongly lined fascinating mouths in motion. The lips of the French speaker spin a thread to the other’s mouth and pull it closer like a kitten. We invented the kiss and made something more out of conversation. Jean-Jacques comes to the café after his lesson. We stay to talk and then. We talk to continue the movement of mouths. Finnish people talk to return to silence. The Austrians speak in order not to commit any wrongs. Swedes talk to agree. The British write to give clues to a riddle. Luxembourgians would rather not write. Everything is there, in the nuances of the face opposite – a thinly drawn line between incident and lull. Jean-Pierre comes by. French people never cease to happen. French people dare to take themselves seriously, Jean-Jacques does not sweep over the room with a grin. Jean-Pierre draws his words in a bow, I take a few steps into it leaving the subordinate clauses hanging leaving the verbal forms hanging and the punctuation marks in the palate over the kiss
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Una storia che passa
Tutte le mie sorelle mia madre e le madri delle mie madri indossano gonne corte e graziosi reggiseno di pizzo. In Francia tutto è odore e linguaggio. Per esprimerci non usiamo molte parole che contengono k. Gli svedesi e i tedeschi pronunciano parole che contengono k. Sono persone sciocche noiose obbedienti e represse senza alcun odore interessante attorno a loro. Non ci occupiamo neppure tanto della h. Gli inglesi continuano a pronunciarla, e anche i danesi. I tedeschi iniziano a parlare con l’intenzione di riuscire a dirla. I francesi parlano con bocche affascinanti dalle linee forti sempre in moto. Le labbra di un parlante francese tessono un fi lo fi no alla bocca dell’altro e se lo attirano vicino come un gattino. Inventammo il bacio e ricavammo qualcosa di più dalla conversazione. Jean-Jacques viene per il caffè dopo la lezione. Ci fermiamo a chiacchierare del più e del meno. Chiacchieriamo per continuare il movimento delle bocche. I fi nlandesi parlano per ritornare in silenzio. Gli austriaci parlano con lo scopo di non commettere alcun errore. Gli svedesi parlano per essere d’accordo. Gli inglesi scrivono per dare gli indizi di un indovinello. I lussemburghesi preferirebbero non scrivere. È tutto qui, nelle sfumatura della faccia di fronte – una lieve linea disegnata tra l’avvenimento e la quiete. Jean-Pierre passa di qui. I francesi non smettono mai di capitare. I francesi osano prendersi sul serio, Jean-Jacques non passa oltre la stanza con un sogghigno. Jean-Pierre disegna le sue parole in un inchino, vi faccio alcuni passi lasciando appese le frasi subordinate lasciando appese le forme verbali ed i segni di punteggiatura sul palato sopra il bacio
[Europeiska midjemått / Ida Börjel. English translation by Ida Börjel and Linda Rugg. Italian translation by Gherardo Bortolotti. First published in Glänta 4/2001.]






